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Conseil du Val d'Oise

Dépistage du cancer du sein dans notre département

Création d’un site d’éligibilité

DU NOUVEAU
Désormais un site sécurisé par un mot de passe, délivré par PSVO (Prévention & Santé en Val d’Oise), est accessible à tous les médecins d’Ile-de-France.

Afin d’obtenir son mot de passe le médecin communique ses coordonnées et son numéro ADELI par :
•  courriel : sylvie.brechenade.psvo@magiconline.fr
•  téléphone : 01 34 24 57 12
•  fax : 01 34 24 57 17
•  N° Vert : 0800 332 357 (appel gratuit)

Dans les jours qui suivent, PSVO adresse son mot de passe au médecin qui peut alors se connecter au site d’éligibilité : www.neonetidf.org

Il lui suffit ensuite de s’identifier par son numéro ADELI à 9 chiffres (numéro figurant sur ses ordonnances) et de saisir le mot de passe à 8 caractères qui lui a été délivré.

Le médecin peut ainsi s’informer du statut d’éligibilité de sa patiente, vérifier son inclusion dans le dépistage organisé, s’assurer de l’observance de la périodicité recommandée pour la mammographie et éditer, si nécessaire, une invitation pour sa prise en charge gratuite.

L’implication des médecins généralistes dans les campagnes de dépistage est essentielle :
a) pour l’information de la population cible. Leur mobilisation favorise de façon importante la participation des femmes au dépistage du cancer du sein et par là-même contribue à la diminution de la mortalité et à un allègement des traitements (morbidité, coûts) ;
b) en qualité de clinicien. La mammographie ne supprime pas l’examen clinique qui reste très important : il permet, en effet, de détecter certains cancers passés inaperçus à la mammographie ou des cancers à croissance rapide entre deux mammographies ;
c) dans le cadre du suivi de la patiente en coopération avec les médecins gynécologues, radiologues et autres spécialistes.
En 2006, dans le Val d’Oise, le dépistage organisé du cancer du sein aura permis de diagnostiquer 155 cas de cancer sur 29 575 femmes dépistées.
Pour information

Epidémiologie : Près d’une femme sur huit sera confrontée au cours de sa vie à un cancer du sein. Il est le plus fréquent de tous les cancers de la femme (36%) et représente la première cause de mortalité féminine par cancer (20%). Pour lutter contre cette maladie un dispositif permettant un dépistage organisé a été généralisé à tout le territoire français en 2004 après une phase expérimentale.
Le dépistage organisé du cancer du sein : Il s’adresse aux femmes âgées de 50 à 74 ans, les invitant à passer une mammographie gratuite tous les deux ans.
L’intérêt de la mammographie est reconnu et validé aujourd’hui par l’OMS, tous les pays organisant une campagne de dépistage confirmant l’amélioration significative des chances de survie des patientes grâce à un diagnostic plus précoce.
Ainsi lorsque la taille de la tumeur est < 1 cm, sans envahissement ganglionnaire, les chances de survie à 5 ans sont d’au moins 90 %, alors qu’elles sont < 55% en cas d’atteinte ganglionnaire (plus de 3 ganglions envahis). Une des principales qualités du dépistage organisé est la relecture des mammographies négatives par un second radiologue.
Elle permet en moyenne de détecter 7% des cancers non décelés lors de la première lecture. Des études randomisées ont montré que ce dispositif pourrait faire reculer la mortalité de 25 à 30% si le taux de participation des femmes concernées atteignait 70%. Or le taux moyen est de l’ordre de 45% en France ( 46,8% dans le Val d’Oise pour la campagne 2005-2006), ce qui reste donc encore insuffisant.

Le cahier des charges publié au JO précise que :
–      les médecins radiologues ayant adhéré au programme ont reçu une formation spécifique, ainsi que leurs manipulateurs,
–      les équipements sont soumis à un contrôle de qualité tous les 6 mois,
–      la qualité du programme est assuré par la double lecture des mammographies normales en première lecture et l’évaluation des résultats,
–      l’examen clinique des seins est systématique,
–      des clichés complémentaires sont faits en cas de besoin,
–      le bilan diagnostique est effectué immédiatement en cas d’image suspecte,
–      le dépistage est coordonné à l’échelon local par une structure de gestion.

Dr Sylvie Bréchenade Médecin coordinateur de Prévention & Santé en Val d’Oise (PSVO)